Les crues & inondations

 

La ravageuse

Pont Notre Dame à Pernes


La Nesque fut ainsi surnommée, du grec Anescuasa, parce que dans ses jours de délires, elle entraînait tout sur son passage.

 

C'est l'Abbé Constantin qui la dépeint ainsi dans le livre qu'il écrivit en 1896 , intitulé

 

 

l'Histoire de la ville de Pernes

 

1616

 

les eaux submergent le toit de la chapelle Notre Dame, pour s'avancer jusqu'à la place de la cour ; elles emportèrent le pont levis, enfoncèrent la porte Notre Dame après avoir rompu la barre qui la tenait fermée.

 

 

1622

 

 

le 16 août l'eau dépassa la toiture de la chapelle Notre Dame de Grâce ,emporte une partie du toit ,  détruit le pont et  une tour de la porte Villeneuve.

 

 

1625

 


le 23 septembre , les eaux atteignirent la voûte du Pont Notre Dame.

 

1655

 


le 20 octobre, de nouveaux ravages incitent les riverains à élaborer un projet de canalisation depuis son entrée sur la commune jusqu'à la sorgue. Le projet fut abandonné.

 

1882

 

Le 12 Août 1882, l'eau passe par dessus le pont de la Chapelle Notre Dame des Grâces à Pernes les fontaines ( vaucluse)


1895

 

le 14 janvier 1895, les eaux envahissent la partie basse de la ville ; les inondations résultent du mauvais entretien de la rivière ; son lit n'a jamais fait l'objet d'aucun curage, et la destruction des berges par les propriétaires riverains en est surtout la cause.

 

 

1951

 

 

En novembre toute la partie sud ouest de Pernes a été submergée par les eaux de la Nesque. Au quartier Saint Joseph ,  on mesure jusqu'à un mètre d'eau . On se déplaçait avec des radeaux, et le principal souci était de mettre à l'abri les animaux des fermes, au domaine Saint Joseph qui était épargné . Les habitants des fermes environnantes s'y étaient rassemblés.

 

1986

 

le 26 Août 1986, inondation et coulées de boue;  Arrété préfectoral le 17 octobre 1986; Arrété Territoire à risque important inondation ( TRI National) publié au Journal officiel le 20 Novembre 1986.

 

1992

 

Du 21 au 23 Septembre 1992: inondation & coulées de boue & mouvements de terrains. Arrété préfectoral du 12 octobre 1992; Arrété Territoire à risque important inondation ( TRI National) publié au Journal officiel le 13 Octobre 1992.

 

1993

 

Du  22  au 24 Septembre 1993 : Inondation & coulées de boue . Arrété prefectoral le 11 Octobre 1993 . Arrété TRI publié au Journal Officiel le 12 Octobre 1993.

 

1994

 

Du 6 au 12 Janvier 1994 : Inondation & couléees de boue. Arrété préfectoral le 26 Janvier 1994. Arrété TRI publié au Journal Officiel le 10 Février 1994.

 

1994

 

Du  4 au 6 Novembre 1994 : Inondation & coulées de boue . Arrété préfectoral le 21 Novembre 1994. Arrété TRI publié au Journal Officiel le 25 Novembre 1994.

 

2003

 

Du 1er au 2 Décembre 2003 : Inondation et coulées de boue. Arrété préfectoral du 12 Décembre 2003. Arrété TRI publié au JO le 13 Décembre 2003.

 

2008

 

Du 14 au 15 Décembre 2008 : Inondation & coulées de boue. Arrété préfectoral le 17 Avril 2009. Arrété TRI publié au JO le 22 Avril 2009.

 

2016

 

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 Archives municipales Pernes

 

Mais en détruisant, les eaux de la Nesque apportaient la fertilité et  déposaient un limon précieux  qui servait à engraisser de nombreux terrains agricoles. On utilisa cette pratique qui consistait par hautes eaux,  à enlimer les terrains agricoles : c'était l'enlimage.

 

 

Le débit de la Nesque est essentiellement variable du fait de son régime torrentiel. Le résultat des nombreuses observations faites au cours des temps, a été consigné par Mr J.A Barral, dans ses rapports édités en 1877 et 1878 sous le timbre du ministère de l'agriculture et du commerce, Direction de l'agriculture, et fait apparaître les débits approximatifs suivants  :

 

 

Eaux ordinaires :  130 litres seconde
Crues décennales : 6 à 8 M3 seconde
Crues centennales  : 70 M3 seconde


Quai de Verdun à Pernes nuit du 14 décembre 2008

La Nesque nuit du 14 au 15 décembre 2008

La nesque en délire,
Dans la nuit du 14 au 15 décembre 2008, Quai de verdun à Pernes 

 

Vivre avec le risque inondation

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Les réactions

Avatar Reynaud Jean

Document très intéressant .
Toutefois une petite erreur à corriger : on ne doit pas dire crue centenaire (crue qui dure cent ans!!), mais crue centennale (crue de fréquence 100 ans).
en effet, le suffixe "aire" sert à indiquer la durée et le suffixe "le" sert à montrer la fréquence.

Cordialement.

Jean Reynaud

Le 20-07-2016 à 20:42:04

Avatar Reynaud Jean

C'était d'ailleurs écrit dans votre "Vocabulaire de l'eau"!!

Le 20-07-2016 à 20:46:39

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