L'écrevisse autochtone

 

Ou Indigène

 

 

Autrefois, la Nesque était le refuge naturel de l’écrevisse autochtone dite aussi indigène  à pattes blanches. Dans les années 60, la pêche était autorisée au mois d’aout. Cette pêche si particulière se pratiquait à l’aide de balances rondes , carrées ou octogonales; elle  faisait partie des événements populaires de l’été ; c’était une tradition forte, un moment attendu de tous, qui rapprochait les passionnés, le public entre eux  au bord des cours d’eau.

Au fil des ans, la période de  pêche fut réduite à deux semaines, puis à une seule journée : le 15 Août, pour être définitivement interdite.

Pourquoi ?

L’usage des pesticides, des phosphates dans les détergents, des phosphates dans les engrais, des nitrates à grande échelle, l’abandon de la gestion des cours d’eau,  les rejets d’eau chaude des distilleries de lavande, les décharges sauvages toutes catégories, les rejets directs d’eaux usées, les étiages sévères, les épandages de boues, les captages scandaleux, les lessivages des voitures et engins agricoles en bordure de rivière, les rejets d’huile de vidange, la pollution organique des eaux usées maltraitées des stations d’épuration, l’usage massif de soude et d’acide chlorhydrique dans les stations d’épuration, le bétonnage et goudronnage des berges, les centres d'enfouissement technique au bord des rivières et dans les zones humides,   la concurrence des espèces invasives : l’écrevisse américaine, le braconnage, ont été autant de facteurs dégradants , mortifères qui ont  entrainé le grand désordre de la nature ,  le déclin inéluctable des milieux naturels. L’écrevisse indigène, emblématique de la Nesque, ici comme ailleurs,  a fini par être exterminée.

 

Les enquêtes menées en France métropolitaine depuis 1977, ont permis de collecter des informations sur les trois espèces autochtones et les six espèces allochtones ; on  connait mieux leur répartition sur le territoire national  et l’évolution de leur population.

Les résultats de l’enquête menée en 2014 confirment  ce que nous voyons tous les jours sur le terrain : la  raréfaction, voire la disparition d’une espèce emblématique de la biodiversité de nos rivières : L’écrevisse indigène à pattes blanches.

Résultat : Cette espèce fait aujourd’hui l’objet d’une protection totale.

 

Pour découvrir  le rapport de  l’enquête nationale sur les écrevisses réalisée en 2014 et publiée en septembre 2016 : CLIQUEZ ICI

 

Le savez-vous ?

L’homme fait partie de la biodiversité.

Sauvegarder la biodiversité, c’est prendre soin de nous mêmes et surtout préserver le bien être de nos enfants.

 

Jean Pierre Saussac

 



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