A la découverte de la Faune et de la Flore


faune et flore de la nesque


En flânant le long de la Nesque, nous avons fait découvrir à une dizaine de participants très intéressés, les efforts et les succès obtenus  pour la réhabilitation de notre petite rivière.

 

Ce matin du 4 octobre, Marion , notre guide du centre méditerranéen de l’environnement  nous a invité pour une visite commentée de la faune et de la flore.

En aval du passage à gué , sur une distance de 500 mètres, nous avons pu constater la renaissance de la rivière, simplement après un sévère débroussaillage du lit ; l’eau coule : c’est un miracle.
 

Nous démarrons içi  notre périple à la hauteur de la chapelle Saint Roch ,où nous nous sommes attardés pour observer la ripisylve , c’est à dire le cordon de la végétation qui marque la rivière ; l’orme, le Frêne, le noyer, le platane, le chêne vert, les lilas, avec le prunellier sauvage dont les baies deviendront comestibles après les premières gelées.

La densité de la végétation offre un milieu de vie aux différentes espèces d’oiseaux , la tourterelle, la fauvette, la poule d’eau, les mésanges, le merle, le pivert, le geai , le canard sauvage, la huppe surnommée en Provence : Pupu, etc.

 

Sur les rives droite et gauche , l’écotone est constituée de surfaces cultivées de vigne , de chênes truffiers, de céréales, etc. c’est la grande effervescence des vendanges

.

 2008 est une année de pluie ; les eaux souvent torrentielles ont formé de nombreux embâcles que nous enlèverons très prochainement ; les passages busées, colmatés devront aussi être débarrassés. Nous pensons pouvoir ainsi tripler l’écoulement de l’eau.


La terre très humide laisse apparaître les traces d’un lièvre, l’herbe foulée marque également le passage récent des sangliers.


Dans ce secteur , jusqu’au pont de St Didier, les truites, les vairons, les écrevisses indigènes à pattes blanches ont complètement disparus depuis belle lurette.


Marion, nous explique que la présence des insectes aquatiques permettent d évaluer la qualité de l’eau ; on les appelle des indicateurs. A partir de dessins, elle nous en a fait découvrir  quatre catégories :

Ceux qui vivent dans une petite rivière propre, la larve de Phrygane à fourreau minéral et végétal, la caloptéryx qui papillonne avec ses ailes bleu foncé.

Ceux qui vivent dans une rivière peu polluée, la gammare, le limnée, la physe.

Ceux qui vivent dans une rivière assez polluée, l’aselle, la sangsue, la larve de moustique ;

Et dans une rivière très polluée , on y trouvera la larve de chironome, le tubifex, la larve d’eristale.

 

Au printemps, rendez vous est pris ; nous reviendrons tester la qualité de l’eau en tachant d’en identifier quelques unes ; La Nesque Propre effectuera une enquête approfondie sur tout le parcours de la rivière.

la caloptéryx

 


 

La Caloptéryx absente dans ce secteur

 

 



Ajouté le 05/10/2008 par Jean Pierre SAUSSAC - 0 réaction

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