Du Vert ou du Béton

Vous avez certainement en mémoire, les  précipitations répétitives de 2008, et plus particuliérement les pluies diluviennes des 14 & 15 décembre avec la spectaculaire crue de la Nesque, causant d'innombrables dégats ici et là. 

Trois années se sont écoulées, de nombreux travaux ont été faits; voici deux exemples dont on vous laisse juge..... 

 

 Berges vivantes

 

 

A la fin du mois de novembre de l’année dernière, l’entreprise thoroise le SERPE, spécialiste en technique de génie végétal, sous la conduite  du SIAN, syndicat intercommunal d’aménagement de la Nesque  et les conseils de son technicien de rivière, a réalisé la restauration des berges de la Nesque, sur la commune de Saint Didier, en aval immédiat de la rive droite du pont de la Sérignane.

 

Détruites sur une centaine de mètres, suite aux inondations des 14 & 15 décembre 2008, elles ont été réparées, en utilisant une méthode naturelle, très économique, «  le retalutage avec  l’installation de caissons végétalisés». Nous sommes revenus sur les lieux pour constater et vous faire partager la réussite de cette opération.

 

et simultanément, au sud de Pernes ........

 

 Berges mortes

 

 

Pure coïncidence, à la même date, des travaux de réfection des berges du Canal de la villefranche ( détruites par la surverse de la Nesque), au sud de Pernes, sont  lancés par la communauté de communes «  Les Sorgues du Comtat ».  L’étude confiée au Cabinet  SITETUDES, consistant à réparer 150 mètres de berges, dans un site historique de Pernes, le moulin de la Grande Bastide, situé chemin de Paty, aux portes d’une zone classée Natura 2000.

 

Aucune association de protection de la nature n’est informée ; Les techniciens du SIAN, du SMBS (Syndicat Mixte du Bassin des Sorgues) ne le seront pas plus ; seule la SDEI sera invitée à la réunion du 9 décembre 2010 ???????.

 

Ici, on a fait le choix de l’enrochement et du bétonnage en complète contradiction avec la loi sur l’eau du 3 janvier 1992.

 

Résultats :  des travaux couteux (10 fois plus cher) et stériles dont voici  les conséquences sur un canal creusée au XV siécle, à la pelle et à la pioche par les moines de l'ordre des minimes de Velleron.



Ajouté le 03/07/2011 par Jean Pierre Saussac - 0 réaction

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