Le Canal de la Villefranche

Son  devenir piscicole

 

Pour parler de ce canal,  petit rappel historique.

En effet comme beaucoup de canaux et des bras de la Sorgue (du bassin des Sorgues), ce canal a été creusé par les moines de l’ordre des « Minimes » au XII ém siècle, dans le but de drainer la plaine marécageuse, alimentée par la Sorgue, autour de Velleron ainsi que la partie Sud de Pernes les fontaines.

 

Seul, sur son promontoire, Velleron, émergeait.

Dans un deuxième temps au XV ém, ce canal  a  généré une force hydraulique au service de 3 moulins : 2 à farine (la Villefranche et la Grande Bastide) et 1 à scier le bois (La Nesquiére) tous inactifs à ce jour, mais devenus petit patrimoine remarquable de l’eau.

 Contrairement aux autres bras de la Sorgue, ce cours d’eau, difficile à être classé comme rivière, ne dispose pas moins de quatre ouvrages (vannes), permettant l’arrosage gravitaire des terres agricoles.

 

 

Long de 3,5 km, ce canal prend son origine en première catégorie (rivière où les eaux sont favorables à la vie de la truite : salmonidés) sur le canal du Moulin de la Sylvestre,  avec double vannage, une sur le lit principal du canal de la sylvestre et une sur le départ du canal de Villefranche avec un seuil, pour revenir dans la Sorgue de Velleron,, à sa confluence du domaine de la Nesquiére, ce cours d’eau étant classé en première catégorie.

 

Son lit est constitue  de 14 parcelles cadastrées réparties sur 6 propriétés.

Autre particularité de ce canal, c’est le nombre d’appellations  sur son linéaire qui lui sont données ; ainsi le nomme t-on :

  • Canal du Ginestou  sur les parcelles N°AD191,AD189 et AH240 au départ du canal du Moulin de la Sylvestre, sur Velleron.
  • Canal des Minimes sur les parcelles N° BT41,BT86 dans sa partie médiane(entre chemin des MINIMES et des CADES) toujours sur Velleron.
  • Canal de la Villefranche sur les parcelles N°BV95, BV20, BX160 après le pont de la route de St Saturnin du nom du moulin qu’il actionnait ; il reçoit sur ce secteur les eaux du canal « collateur » issu du drainage des terrains du domaine du Château St Joseph (château de Forest) sur la commune pernoise.
  • Canal de la Nesquiére, sur les parcelles N° BX 161,BX 185,CI 109,CI 179,CI 140 avant son exutoire dans la SORGUE de VELLERON  prés du domaine de la Nesquiére, au sud ouest de Pernes les fontaines.

Le canal est donc du domaine privé (non domanial) et cette situation doit nous inviter à prendre certaines précautions (autorisations) pour toutes interventions :

  • de gestion piscicole dans le lit du canal
  • d’entretien du lit

 L’incident malheureux de la vanne de la « Sylvestre » début décembre 2011, qui  a eu pour conséquence la disparition de la vie aquatique et piscicole dans cette rivière pour une paire d’années doit nous amener à réfléchir sur une autre structure administrative, pour éviter une récidive.

 

 Celle-ci responsabiliserait tous les acteurs, autour d’une charte officielle, définissant les droits et les devoirs de chacun pour maintenir en état, ce cours d’eau en respectant un débit réservé (à fixer) toute l’année, dans le but de conserver  une vie aquatique et piscicole digne de ce nom, en application de la loi sur l’eau du 30 décembre 2006 N° 2006- 1772.

 

 Du fait qu’aucun des moulins utilisateurs de la force motrice de cette rivière n’est exploité actuellement, celle ci est réduite à un canal de liaison permettant uniquement un arrosage vital.

 

 Les riverains, habitants et exploitants agricoles, doivent réfléchir a une organisation de l’utilisation rationnelle de cette eau. Nous pensons que l’on pourrait remédier à cette situation (avec l’accord de tous) en étudiant une négociation de baux entre les propriétaires de l’ensemble des parcelles du lit de la rivière et la Fédération départementale de pêche du Vaucluse pour la gestion du canal.

 

 Cette prochaine concertation aura l’avantage de définir les devoirs respectifs pour établir un équilibre entre les besoins humains, la vie piscicole et aquatique de la rivière qui en a tant besoin.

 

La Provence 29 janvier 2012

 

 

 



Ajouté le 31/01/2012 par Max Veyrier - 0 réaction

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