Surprenante Garrigue

 

Une découverte qui engendre le respect
 
 
Le Vendredi 5 Avril, à l’initiative de la Nesque Propre et dans le cadre de la semaine nationale du développement durable, Mme Roseline Guizard est venue exposer toute une palette de plantes et  nous parler avec brio de sa passion «  la botanique » et plus particulièrement de « La Garrigue », devant un auditoire de 130 personnes, touchées de découvrir autant de secrets et de richesses de cette flore méditérranéenne qui pousse exclusivement sur terrain calcaire.
 
Voici « son résumé » d’une conférence exceptionnelle
 
« Le pistachier ….et puis l’arbouse …
Fascinante garrigue, tu nous enchantes
 
Installée sur un sol fissuré, peu profond, la garrigue est le résultat d’un milieu soumis à des pluies abondantes, rares et parfois violentes , à des températures élevées et contrastées, à une forte insolation (2500 heures de soleil par an ) et à des vents souvent violents .
 
Les végétaux de la garrigue ont « inventé »des astuces étonnantes pour contourner toutes ces contraintes climatiques : les feuilles réduites, étroites, duveteuses, aromatiques du thym, de la lavande et du ciste sont passées expertes en économie d’eau. Il en est de même pour les feuilles de l’orpin, petites citernes ventrues ou pour les feuilles cuirassées du chêne kermès, de l’alaterne et de la filaire.
 
Plusieurs ont « préféré » se cacher sous terre et attendre des jours meilleurs sous forme de tubercule, de rhizome, de bulbe ou de graines.
Ils nous émerveillent de leur couleur au printemps comme les iris nains, les orchidées, les asphodèles et la tulipe.
 
Les moutons peuvent se méfier des rameaux épineux redoutables du genêt scorpion ou du lait trompeur de l’euphorbe. Le chêne kermès, le ciste cotonneux et les autres ont plus d’un tour dans leur sac pour résister au feu.
 
Dans ce milieu pourtant familier se nouent d’étranges associations : entre le puceron et la feuille du térébinthe qui, du coup, se transforme en énorme « corne », entre le champignon et la branche du cade qui devient balai de sorcière, entre la cigale et la tige d’asphodèle … et de secrètes amours entre des chatons mâles prolifiques et des fleurs femelles isolées et discrètes comme celles du cade, du genévrier, du pin d’Alep, du chêne ou du fragon.
 
Cette garrigue discrète recèle des richesses d’odeurs, de tanins, de fleurs, de feuilles et de fruits qui nous régalent et qui nous soignent ».
 
Roseline Guizard
 
 
La soirée s’est terminée en beauté autour d’un apéritif à base de plantes de la garrigue concocté par elle-même, avec l’aide d’Albin Auge.
 


Ajouté le 17/05/2013 par La Nesque Propre & Roseline Guizard - 0 réaction

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