Villeperdrix en Drôme provençale

Samedi 21 juin 2025, l"association " la Nesque propre" est partie pour une nouvelle échappée nature à Villeperdrix et à Léoux !
Sur une belle terrasse surplombant les gorges de l’Eygues, Élodie Tôtain, notre guide, a commencé à nous parler de l'histoire des Baronnies provençales et de la faune locale : les Martinets et les Hirondelles, la réinsertion du Vautour, le retour des Loups et les Sangliers.
Elodie nous fit découvrir le village avec l’ancien rempart et sa Porte de la Herse, bien conservée. Dans l’extraordinaire enchevêtrement de maisons en pierre aux murs épais, au fil des ruelles, nous avons admiré quelques beaux porches ou portes, dont un linteau portant l’inscription « 1792 – AN 4 DE LA LIBERTÉ ».

Nous avons également visité l’église romane dédiée à Saint Pierre, reconstruite au XVIIe siècle et restaurée dans les années 1990 par les perdrissiens eux-mêmes. Elle se compose d’une nef et d’un chœur, sous voûte plein-cintre. Son intérieur est chaleureux, une lumière douce passe au travers des nouveaux vitraux, un mobilier rustique complète le décor assez riche. La fraicheur de l’église nous a permis d’aborder l’histoire de l’agriculture locale. Les cultures du tilleul, de la cerise, de l’abricot, de lavande, de l’olive et de la vigne pouvaient nécessiter l’emploi de saisonniers pendant toute la durée de l’année.


Le vrai château a été détruit pendant la Révolution. L’immeuble qui porte son nom est une grosse maison dans laquelle se trouvait le moulin à huile. Il utilisait la force animale ou humaine : c’était un « moulin à sang ». L’endroit est devenu la savoureuse auberge « Le moulin du château ». Nous y avons dégusté de bons plats régionaux autour du vieux pressoir à huile d’olive. Ce fut l’occasion de découvrir le cachaille, un fromage typiquement provençal.

Par la première route, construite en 1936 et très sinueuse, nous nous sommes ensuite rendus au hameau de Léoux sur le flan de la Montagne d’Angèle (1600m) dans une petite vallée d’altitude (750m) au milieu de collines de garrigue. Une vingtaine d’habitation composent le hameau et on y cultive la lavande, l’épeautre, la cerise, l’abricot, le tournesol, …

La Pyrale du Buis
L’air y est d’une rare pureté, le calme y règne. Les papillons de la pyrale du buis prenaient d’assaut les tilleuls en fleurs et nous y avons vu quelques vestiges d’alambics.
Les deux monuments sont le temple et l’église. Le temple, construit en 1789, était vaste puisqu’il pouvait recevoir cent-cinquante fidèles assis. Amputé en 1959 d’une partie menaçant ruine, il reste délabré en face de l’ancienne école.
L’église Notre-Dame-des-Champs a eu plus de chance, en dépit d’une vie chaotique : construite en 1784, transformée en étable en 1791, elle récupéra sa fonction primaire en 1826. Mais avec l’exode rural, l’église fut fermée en 1909 et bientôt tomba en ruine. Une vraie restauration fut lancée en 1992 grâce à une initiative privée, et en 1998 l’église rajeunie était consacrée sous le vocable de Notre-Dame-des-Champs.

Église Notre Dame des Champs à Léoux
Pour terminer la journée après un arrêt au ruisseau de Léoux, seule alimentation en eau du hameau, nous sommes redescendus en vallée pour une boisson désaltérante à La Motte-Chalancon.
Merci aux quinze participants
Merci au village, merci à M. le Maire
Merci à l’Auberge du moulin du château
Merci à Élodie Tôtain, accompagnatrice en montagne, animatrice nature "Passeurs de Sentes"
Texte : Catherine et Christian MASCAUX
Photos : Catherine et Christian Mascaux , Jean Pierre Saussac
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Ajouté le 25/06/2025 par Catherine et Christian Mascaux - 0 réaction


