Association loi 1901 N° 0843005161, enregistrée à la Sous Préfecture de Carpentras le 3 décembre 2007.  Objet :

Protéger et défendre l'environnement : Agir ensemble sur tout le bassin versant de la Nesque dont ses gorges. Protéger l’eau,  les sources, les ruisseaux, la rivière, les zones humides, les espaces naturels. Faire connaitre, découvrir et comprendre : la biodiversité, la géologie, l’hydrogéologie, les paysages, le cycle de l’eau, les beautés de la nature. Transmettre et pérenniser le petit patrimoine rural de l’eau.  Encourager des comportements citoyens responsables. Convaincre que  les fauchages à la belle saison dévastent pollinisateurs, pontes et larves d’insectes, espèces végétales menacées et fixateurs de CO2.  Remédier à l’indifférence face à des situations préoccupantes de certains écosystèmes.  Sensibiliser les écoliers, les collégiens, les lycéens, les familles, le public  à l’économie de l’eau, à la gestion raisonnée des déchets, au devoir de propreté. Croiser  nos actions avec les associations, avec les collectivités territoriales. S’entourer d’experts. Donner envie d’agir partout où la nature en a besoin !

 

Nous étions convaincus que les gracieux coléoptères et les jolis scarabées allaient vous emporter dans un voyage haut en couleurs !
Ce fut le cas tout au long de cette conférence scientifique, naturaliste et esthétique. Elle a été présentée samedi 7 février 2026 à l'espace jeunesse à Pernes les fontaines. 
Devant un parterre de cinquante personnes Philippe CROAYNE et Elie DUNAND ont réussi tout au long d’un diaporama fourni à captiver l’auditoire entre connaissances, anecdotes, humour et photographies.
Les coléoptères sont apparus il y a 280 millions d’années, ils n’ont pas tellement changé, et pourtant ils représentent au moins un quart de tous les êtres vivants animaux de la planète. En effet les coléoptères sont l’ordre d’insectes présentant le plus de diversité au gré de leurs élytres souvent délicatement colorés (rappelons que leur nom vient du grec ancien Koléos qui signifie étui).
Qu’ils soient carnassiers, phytophages ou détritivores, beaucoup présentent des caractéristiques surprenantes (mandibules impressionantes, émissions de liquides toxiques, voire même capacité à bombarder !)
Leur place écologique est fondamentale pour la santé de nos écosystèmes mais malheureusement certains d’entre eux sont en grand danger et doivent absolument être protégés (La Rosalie des Alpes et le Lampyre en particulier).

Philippe Croayne

Merci à Vincent Croayne pour son implication : assistance technique, photos, installation de la salle

 

 



Ajouté le 13/02/2026 par Philippe Croayne - 0 réaction

 

 

 



Ajouté le 11/02/2026 par Sauvons l'eau - 0 réaction

Visiblement, le respect des procédures et des règles en vigueur, n’est pas la voie empruntée sur plusieurs propriétés privées dont les bois bordent les chemins de l’Argilouso et du Peyrard sur les hauteurs de Pernes. Des terrains qui sont partie intégrante du Parc du Mont Ventoux, dont l’une des missions est de veiller à la protection et la mise en valeur de notre patrimoine naturel.

Soucieux de se soumettre aux obligations de débroussaillage sur 50 m. autour des habitations, les propriétaires ont fait appel à une entreprise locale bien connue pour éclaircir les terrains proches de leurs bâtiments. Mais cette société d’exploitation forestière est passée outre les obligations règlementaires qui s’imposent pour tous travaux de défrichements. Car il s’agit bien de défrichements lourds, et non de simples débroussaillages auxquels a procédé l’entreprise. Aucune demande d’autorisation n’est parvenue aux autorités, et la mairie n’a pas été prévenue.

Le résultat a provoqué la colère de nombreux promeneurs amoureux de la nature et il offre aujourd’hui un spectacle de désolation et des dégâts irréversibles sur une bonne dizaine d’hectares.

 

 

L’abattage et le débardage des arbres avec des engins lourds a malmené et tassé un sol déjà humide. Conséquence : des ornières se sont formées à de multiples endroits, notamment dans les pentes où l’eau de pluie va s’engouffrer, entrainant la terre vers les parties basses du massif, les valats, les chemins et les habitations. Des coulées de boues sont à craindre en cas de fortes précipitations. L’accélération du cycle de l’eau, avec la perte d’une partie de la couche humide du sol, va réduire la capacité d’infiltration de l’eau et exposer les arbres épargnés à des sècheresses bien plus sévères avec le dérèglement climatique.

Ce système d’abattage ne devrait pas être permis sur un tel site, car il génère une perturbation sur l’écosystème et met en péril les essences forestières et toute la biodiversité qu’il est censé protéger. N’oublions pas qu’il faut 100 ans pour fabriquer 1 cm de sol forestier. Une étude approfondie de la dégradation de cet espace devrait-être réalisée pour mesurer le degré de perturbation du milieu naturel, pour ensuite tenter de restaurer la forêt et se rapprocher au mieux de l’écosystème initial.

Ces parcelles étaient pourtant hautement protégées dans le Plan Local d’Urbanisme de la commune. Inscrites en Espaces Boisés Classés au PLU et donc soumises à une règlementation stricte « qui interdit tout changement d’affectation ou occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements. Ce classement entraine, sauf exceptions « le rejet de plein droit de la demande d’autorisation de défrichement prévue au code forestier ».

Mais le mal est fait ! Les services officiels de l’Etat dans le département (notamment les agents de l’Office National des Forêts) et la municipalité, n’ont pu que constater les dégâts… et procéder à l’arrêt immédiat des travaux d’abattage. Le rapport de l’ONF est attendu avec intérêt.

Outre les sanctions, il restera à définir les mesures compensatoires à engager rapidement. La Nesque propre demandera que le site devienne un lieu d’expérimentation pédagogique pour élèves, lycéens et étudiants. Elle est prête à y participer.

 

Robert IGOULEN

Élie DUNAND, expert ingénieur agronome

 

 

Chênes abattus en bordure du chemin de l'Argilouse

 

Le massacre des sols en haut du chemin de San Sauvayre

 

Les engins de défrichement

 



Ajouté le 08/02/2026 par Robert Igoulen & Élie Dunand - 4 réactions

 

Pour découvrir la pluviométrie du bassin versant de la Nesque 2025

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Ajouté le 22/01/2026 par Jean Pierre Saussac - 0 réaction

 

 



Ajouté le 01/01/2026 par La Nesque propre - 2 réactions

 

 



Ajouté le 20/12/2025 par Jean Pierre Saussac - 0 réaction

 

Une journée d’échanges entre la Nesque Propre et les étudiants de Paris 1 Panthéon Sorbonne à Monieux.

Du 8 au 12 septembre 2025, un groupe d'étudiants en Master Bioterre était en stage tout autour du Ventoux. Leurs enseignants-chercheurs ont placé les enjeux de biodiversité terrestre et aquatique dans les territoires au cœur de leurs projets de recherche.

L’association La Nesque Propre a alors été sollicitée pour accueillir cette promotion de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, mardi 10 septembre,  pour une journée de transmission et de découverte.
Merci à l'équipe du service technique et à la mairie de Monieux qui ont répondu présent et ont permis à tous les participants d'être bien installés au bord du lac en rive droite de la Nesque.
Dès la matinée, les étudiants ont pu plonger dans l’histoire et les missions de l’association grâce à une présentation menée par plusieurs de ses figures engagées :
-Jean-Pierre Saussac, fondateur et mémoire vive de l’association, a ouvert la rencontre en retraçant les grandes étapes de la mobilisation pour la protection de la Nesque. 

-À ses côtés, Georges Ughetto a apporté un éclairage précieux sur les actions menées depuis les années 70 à travers une autre association, une AAPPMA (association Agréée de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique). Dans les années 80, avec la DDA (Direction Départementale de l'Agriculture), le CSP (Conseil Supérieur de la Pêche) et la Fédération des AAPPMA, ils étaient aussi très vigilants contre les pollutions agro-industrielles. Son engagement pour la Nesque, ses écosystèmes, lui avait valu un diplôme et une médaille d'Argent remis par le Préfet pour "services rendus à l'environnement". Malgré de nombreuses actions, il a vu l'état écologique de la rivière être dégradé, alors il a naturellement rejoint La Nesque Propre.

-Enfin, Élie Dunant a présenté le bassin versant de la Nesque et son expérience au sein de l'association. 

Ensemble, ils ont dressé un portrait vivant d’une structure locale profondément attachée à la préservation de l'eau et qui continue à rester vigilante. 

Le groupe d'étudiants a bien noté les difficultés d’une structure associative pour exister dans les discussions politiques. 

Après le pique-nique, cette demi-journée s’est prolongée dans un tout autre décor : celui des gorges de la Nesque, où Jean-Pierre Saussac, Élie Dunant et Marjorie Ughetto, guide naturaliste, ont pu mener les étudiants.

Les échanges, nourris et curieux, ont permis de développer ces thèmes (entre autres !) : la géomorphologie, l'archéologie, l'aérologie, la botanique. 

Cette immersion a offert aux étudiants une compréhension concrète du lien entre engagement associatif, connaissance des milieux et sensibilisation du public. L'observation de jeunes salamandres a donné du baume au cœur à tout le monde. 

Merci  à l’équipe des enseignants et aux étudiants

Marjorie Ughetto

 

 

Photos : Marjorie Ughetto, Anthony Rosselot et Jean Pierre Saussac



Ajouté le 01/12/2025 par Marjorie Ughetto - 0 réaction

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