
Ce samedi 8 mars 2025, c'est plus d'une soixantaine de personnes qui se sont retrouvées à la Médiathèque de Pernes les fontaines pour tout savoir des libellules, demoiselles et autres habitants des mares et des ruisseaux, une conférence proposée par Elie Dunand et Philippe Croayne de la Nesque Propre.
Les libellules (famille des Anisoptères- ailes inégales) et demoiselles (famille des Zygoptères- ailes égales) sont des Odonates, un des plus vieux ordre d'animaux au monde apparus il y a près de 450 millions d'années. Celles que nous connaissons ressemblent énormément à celles de l'ère primaire, ce qui indique leur résistance exceptionnelle à tous les changements que la Terre a traversé depuis. Ils figuraient probablement parmi les premiers animaux volants de l'histoire. Leur taille a beaucoup diminué mais ils restent des animaux extraordinaires.
Elie nous parle de leur jeunesse: les larves commencent leur vie dans l'eau et sont de redoutables carnassières de têtards, voire tritons. Elles vont grossir et se métamorphoser peu à peu grâce à 7 à 15 mues, d'un animal aquatique à branchies en un insecte aérien à trachées. Le passage de l'eau à l'air libre est le moment le plus dangereux de leur vie et 30% ne survivent pas. Elles parviennent à sélectionner le bon moment météo pour cela car il leur faut du soleil pour se réchauffer vite.
Philippe nous explique le mystère de leur reproduction, avec la forme merveilleuse de cœur que forment le mâle et la femelle au moment de l'accouplement. Cela est dû à la position respective de leurs organes sexuels sur le corps.
Ces insectes sont des champions du vol, capables de voler à 35 km/h, avec des pointes en vertical à 1,5 m/s. Les libellules ont 4 ailes indépendantes qui leur permettent de faire du vol en avant, en arrière et du stationnaire. C'est bien pratique pour attraper leurs proies en vol, ou posées sur une feuille. Les papillons, les moustiques et les pucerons sont leur plat préféré.
L'exposé est agrémenté de très belles photos prises par Philippe entre le canal de Carpentras et les bords de Sorgue. Il se termine par un rappel de l'importance vitale des zones humides pour la régulation des pluies, le maintien de l'eau lors de sècheresse et le maintien bien sûr de la biodiversité très riche de ce milieu. Il ne nous reste plus qu'à ouvrir les yeux à partir de Mai pour les observer, les distinguer, les admirer!
Françoise SERIN

Elie Dunand, Jean Pierre Saussac, Philippe Croayne





Ajouté le 10/03/2025 par Françoise SERIN - 1 réaction



Merci Jean-Pierre et merci à la Nesque propre de pouvoir proposer de beaux évènements tels que celui-là.
Philippe
Le 10-03-2025 à 12:01:21